Comment parler de Chopin au XXIe siècle ? Soit en s’extasiant sur une écriture pianistique dont on a longtemps méconnu le caractère novateur et, pour tout dire, prophétique ; soit, sans s’attarder sur les romances qui ont généreusement nourri quelques commentateurs attendris, quelques cinéastes à la larme facile, traquer les secrets de l’homme, cerner l’étrangeté du personnage, installer l’artiste dans le bain parisien dont il fut l’une des plus fascinantes vedettes pendant quelque dix-sept années.…
« L’opéra autrement », c’est une idée, avec exemples à l’appui, que j’avais lancée dans les années quatre-vingt, façon de montrer que la recette théâtre + musique n’aboutissait pas nécessairement (et exclusivement) aux luxueuses productions que l’argent public offre généreusement à nos chères (!) maisons d’opéras. Une idée dans l’air, si j’ose dire, que Peter Brook avait déjà brillamment illustrée au Théâtre des Bouffes du Nord avec la Tragédie de Carmen ; des ouvrages nouveaux sont alors…
Label en péril : il s’agit aujourd’hui d’Harmonia Mundi, dont la belle aventure aura duré un grand demi-siècle. C’est, en effet, au tour du plus ancien éditeur phonographique français indépendant de la musique classique d’affronter la tourmente : plan social, restructuration de la société, pétition des personnels. Réponse de la direction : « La chute du marché du disque (- 71% en onze ans), les changements de comportement des consommateurs (téléchargement, achat en ligne) ne nous permettent…
La Maison de la Radio : une adresse dans les beaux quartiers, entre Auteuil et Passy. La Maison de la Radio : un bâtiment inauguré en 1963 par le Général de Gaulle, président de la République. Alain Peyrefitte, alors Ministre de l’Information, raconte dans ses souvenirs que le Général le reçut à l’Elysée la veille de l’inauguration : « Naturellement, Peyrefitte, lui dit-il, vous habiterez dans la Maison. » La Maison de la Radio, lieu de pouvoir où,…
Wagner, qui l’appelait « Hümpchen », fut séduit par ce jeune musicien auquel il avait accordé un rendez-vous à Naples, le 9 mars 1880. Et il l’engagea, deux ans plus tard, en qualité d’assistant à Bayreuth pour la création de Parsifal. Compositeur, sa trace dans l’histoire de la musique sera modeste ; elle se résumera à un ouvrage immensément populaire de l’autre côté du Rhin, actuellement (et jusqu’au 6 mai) à l’affiche du Palais Garnier…
Il est mort centenaire, le 22 octobre 1997, et l’on a oublié son nom. Violoniste, il créa le Deuxième Concerto pour violon de Prokofiev et eut le privilège de donner une série de récitals en la compagnie de l’illustre compositeur. Il s’appelle Robert Soëtens, ce qui indique les origines flamandes de ce natif de Montluçon. Lorsqu’il y a bien longtemps, je fis mes premières recherches sur Prokofiev, j’avais noté ce nom sans imaginer son histoire.…